Construire des communautés pour tous

Sr. Judith Desmaris, SPLa première fois qu’il a appris à signer pour les sourds, c’est lorsque des bénévoles de l’école de Washington pour les sourds ont dit qu’ils avaient besoin d’aide pour enseigner la religion aux enfants.

Au début, son langage gestuel était rudimentaire : elle épelait chaque lettre d’un mot. Après avoir suivi une formation d’interprète, elle s’est occupée de personnes sourdes pour les archidiocèses de Seattle et de Portland. Mais son ministère s’est développé au fil du temps. Il a pris une telle place dans sa vie que lorsqu’elle a déménagé à Montréal pour faire partie de l’équipe de direction, elle a interprété la messe du dimanche une fois par mois pour les sourds signant en anglais. Elle a également passé du temps avec les Sœurs de Dolors, qui sont sourdes.

Une femme interprète pour une personne sourde et aveugle
Les personnes sourdes et aveugles ont des besoins uniques et l’interprétation doit donc être adaptée à chacun.

Aujourd’hui, elle interprète régulièrement la messe à l’église Saint-Joseph de Seattle et rend visite à certaines personnes sur leur lieu de résidence.

L’art de la traduction, qu’il s’agisse de la langue parlée ou de la langue des signes, est épuisant, c’est pourquoi les interprètes essaient de travailler en équipe. Un dimanche matin récent, pendant la première partie de la messe, Sr. Judith a interprété pour un homme à la fois sourd et aveugle. Ensuite, elle a échangé avec l’autre interprète et a signé pour la congrégation.

Le travail des interprètes permet à chacun de participer pleinement à la liturgie. Les fidèles sourds et aveugles réagissent avec le reste des fidèles par le biais de la langue des signes et sont pleinement engagés dans la communauté.

Le travail de Sainte Judith fait écho aux premiers jours de la Congrégation. Quelques années seulement après la fondation des Sœurs de la Providence, Sr. Marie de Bonsecours s’intéresse à l’enseignement aux enfants sourds de Montréal. La bienheureuse Émilie Gamelin s’en aperçoit et officialise le ministère qui aboutit à l’ouverture d’une école pour jeunes filles sourdes. Ce fut le dernier ministère de la bienheureuse Émilie avant sa mort.

Une femme interprète pour des fidèles sourds lors d'une messe catholique
Les vêtements sombres sont importants pour les interprètes, car les gens doivent pouvoir voir clairement leurs mains.

De nombreuses sœurs, quels que soient leurs autres ministères, sont actives dans les communautés paroissiales. Les sœurs participent aux chorales, aux programmes alimentaires, à la lecture, aux petits groupes de foi, à l’enseignement aux enfants et aux adultes, au ministère eucharistique, à la visite des malades et à bien d’autres choses encore.

Partout où le besoin s’en fait sentir, les sœurs se mobilisent pour apporter leur aide.